<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-36628379</id><updated>2011-04-21T22:39:54.539+02:00</updated><title type='text'>Ante Marion</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://antemarion.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36628379/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antemarion.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>marion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07895493988102845376</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://arbrepenche.free.fr/few/image/south3.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>7</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36628379.post-116205503262833607</id><published>2006-10-28T19:03:00.000+02:00</published><updated>2006-10-28T19:03:52.630+02:00</updated><title type='text'>Le monde entier</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le monde entier ne saura jamais à quel point il faisait froid ce jour-là, à quel point le vent s’infiltrait dans nos corps enlacés. La rupture était proche. Et le feu brisait sous nos reins l’éclat de sa sombre démence, entrait dans notre valse de l’esseulement, de la couardise de notre union éphémère. Et la pluie battait notre décadence, ouvrant les chemins sinueux de son désespoir, sa chute. Et les voix se faisaient croissantes, bondissantes, se répercutant d’un quai à l’autre, à mesure que la fin se profilait. Mais l’espoir s’était enfui, la peur aussi. Rien que nous deux devant ce monde entier inconscient, évanoui pour un instant dans les méandres de détours plus préoccupants. Et nous restions seuls, nous abandonnions au silence, nous gardions de bouger, de peur de nous voir trembler. Mais la peur reprit son pas, le train arriva. Et la lumière, et l’orage, et les cris, et les objets sourds, et nos ombres oubliées, et la vie abandonnée. Le monde entier se retourna, un éclair, jaillissement d’un tumulte incontrôlé. Et le monde entier grogna, furia, se livra à une nouvelle danse; nous regardions le silence. Et la mort nous frôla, c’en était fini de notre transe. L’heure était arrivée, le train à quai, les badauds entassés, le ciel apaisé. Et la vie nous sépara. La porte se ferma.&lt;br /&gt;[23/12/01]&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36628379-116205503262833607?l=antemarion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antemarion.blogspot.com/feeds/116205503262833607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36628379&amp;postID=116205503262833607' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36628379/posts/default/116205503262833607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36628379/posts/default/116205503262833607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antemarion.blogspot.com/2006/10/le-monde-entier.html' title='Le monde entier'/><author><name>marion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07895493988102845376</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://arbrepenche.free.fr/few/image/south3.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36628379.post-116205452787008999</id><published>2006-10-28T18:54:00.000+02:00</published><updated>2006-10-28T18:55:27.876+02:00</updated><title type='text'>Le doute m’a une nouvelle fois surprise</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le doute m’a une nouvelle fois surprise. Je ne l’attendais pas, pas de si tôt en tout cas. Une chose est sûre, maintenant, il est là. Il s’est installé bien douillettement et me regarde ne pas agir, une nouvelle fois. Enfin, reste que cela ne m’intéresse pas. À y regarder de plus près, je pense qu’il se suffit très bien à lui-même, s’entend très bien tout seul, et n’a aucun besoin de me voir le conforter. Il reste tranquille, ne fait pas de bruit. Une gentille façon de m’éviter le surplus. De plus, il me semble qu’en ce moment je manque de discussion, je manque à la discussion, je suis quelque peu lacunaire.&lt;br /&gt;Le reste... Tout cela n’est rien ou bien pas grand chose, pas suffisant à raconter. Ne pas être suffisant en se racontant. Qu’en penses-tu ? Pas grand chose, comme d’habitude. Il est des heures où cela m’intéresse, mais là, vois-tu, je n’y suis plus. Il est trop tôt ou trop tard, ne jugeons pas trop hâtivement. Enfin, cela n’est ni triste ni gai, cela n’est tout simplement pas. Pas plus, pas moins. Pas mieux. Quelle est ta préférence ? Je me préfère absente et loin. Je ne me préfère pas, tout court. J’aimerais parler de cet autre que je ne suis pas et qui me dispense d’être, de devoir le faire. La chose est sûre. Peu ou prou, l’heure vient, arrive. Enchaîner les idées, c’est ça ? La méthode éprouvée et, qui plus est, approuvée. Cela est bien peu drôle. Je le ferais quand même.&lt;br /&gt;Alors, je suis là et je ne suis plus là. Le tout l’espace d’un instant, bien court instant. Alors vient un moment où il faut partir pour entamer les choses, pour que cela soit plus drôle. Le moment de la chute. Ah, ah, très drôle en effet. J’y pourvois. Je ne doute plus que de lui maintenant et en parler m’écoeure. Toujours... Non, c’est bien trop facile de parler de cet absent qui n’y peut, n’y veut rien, n’entend jamais que ce que je ne lui dis pas. Donc, je ne dirai pas à cet autre qui n’est pas là que je l’aime ou que je ne l’aime pas. Je lui parlerais d’autre chose, de celles sans importance, du temps et de ma vie qui se perd. Tout mettre sur le même plan, oui, c’est ça, tout mettre sur le même plan et après minauder. Ah oui, j’ai dit ça, moi, pff, sans intérêt. Le grand secret, la grosse blague du grand secret. Comme s’il y avait quelque chose à découvrir là-dessous. Intéressant, j’en parle même pas. Oh oui, le bon vieux mystère qui marche à tous les coups. Mais tu n’as pas compris, je suis sinistrement vide et je n’ai pas d’âme. Le reste ne devrait pas t’intéresser. Tu ne l’avais pas lu ça, dans mes copies, tu ne l’avais pas dit : “Remplissage !” Oui, c’est bien de cela qu’il s’agit. Une étude, certes, oui, pourquoi pas. Une analyse bien poussée et après... le vide. Le narrateur est mort. Non, je ne mouille jamais le papier. Et pourquoi donc ? Quel intérêt ? Souffrir pour les autres ! et puis quoi encore, rire, pleurer, avoir des sentiments, compatir, faire semblant d’ignorer et de vouloir savoir. Non, en reste, rien, comme d’habitude, ça ne m’intéresse même pas.&lt;br /&gt;Attendre le sentiment et ne voir venir à soi que le mépris et l’indifférence. Au mieux le ressentiment. Et je ne m’agite encore une fois que dans le vide pour le vide et pour moi. Compagnons de route. Tous deux sinistres mais bien tranquilles en cette heure de la déréliction massive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’était levé et avait enjambé le parapet. Non, en fait, il était resté assis, prostré dans sa chambre, et avait encore une fois attendu que le téléphone finisse de sonner. Le bruit qui éclate la tête, le bruit qui n’amène même plus une interrogation moins triste. Il était soit trop tard soit trop tôt. En tout cas, le film qui se déroulait dans sa tête n’avait pas encore pris fin et il en avait perdu le fil. L’élan de réalité l’avait coupé de cette vision nimbée d’un monde meilleur, d’un monde sans lui. Ou sans les autres. De toute façon, il n’était jamais là, ne le criait jamais. Écoutait. Oui, il écoutait tous les jours bien sagement, hochait la tête au bon moment et se retirait. Il n’avait rien à en dire. Pas plus pas moins, il attendait la fin et partait. L’étude et le silence des autres. Il étudiait des morts, comme ça, il était sûr de ne pas être dérangé et de ne déranger personne. Il étudiait des inconnus ou des morts, ou les deux, quand il en avait la chance. Il se plongeait dans la vie des autres et espérait y trouver un brouillon qui lui soit propre, dans lequel il puisse enfin se reconnaître et exister, une bonne fois pour toutes.&lt;br /&gt;Il se vivait en rêve et courait à sa perte, la poursuivait, acharné, criant de toutes ses maigres forces qu’il était bien injuste qu’elle veuille absolument lui échapper, qu’il la méritait, qu’il la voulait. Désir du désespéré. Il ahanait et retombait épuisé dans les miasmes de son appartement. Il se ramassait alors, enfilait des choses et d’autres et sortait, se rendait dans ce monde qu’il ne pouvait habiter. Il était pourtant bien tranquille, et très poli, et même drôle, parfois, et pas seulement sardonique. Il partait parfois d’un grand rire, hoquetait, et finissait par s’étrangler.&lt;br /&gt;Les autres ne s’étonnaient plus, n’avaient pas bien compris et préféraient élire et voir de lui l’image qu’il avait bien voulu leur laisser. Sympa mais un peu bizarre. Le confident idéal. Drôlement sérieux, sérieusement drôle. Un peu dérangé aux entournures mais sympa, cela suffisait. Le reste n’a jamais importé. Enfin, c’est ce qu’il s’acharnait à croire, se préférant à ce gâchis, se préférant au reste, c’est-à-dire à rien de plus mais à autre chose, oui certainement. Autre chose, comme cela résonnait bien, “autre chose ; ailleurs ; espoir...” De bons mots, en somme. Pas les siens, pas ceux dans lesquels il s’engouffrait chaque jour en feignant de ne pas en connaître d’autres.&lt;br /&gt;[1/10/04]&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36628379-116205452787008999?l=antemarion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antemarion.blogspot.com/feeds/116205452787008999/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36628379&amp;postID=116205452787008999' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36628379/posts/default/116205452787008999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36628379/posts/default/116205452787008999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antemarion.blogspot.com/2006/10/le-doute-ma-une-nouvelle-fois-surprise.html' title='Le doute m’a une nouvelle fois surprise'/><author><name>marion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07895493988102845376</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://arbrepenche.free.fr/few/image/south3.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36628379.post-116205427146855757</id><published>2006-10-28T18:49:00.000+02:00</published><updated>2006-10-28T18:51:11.473+02:00</updated><title type='text'>Ce jour-là</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce jour-là, il se passa cette chose dont on reparlera. Il est impossible de faire autrement. On en reparlera, c’est certain. Ce jour-là méritait d’être nommé, d’exister. Ce jour était étrange. Le froid régnait, ainsi que son amie la brume. L’air se raréfiait à mesure que les pas croissaient, précipitamment, accumulation démesurée. L’heure n’était à rien. Ni aux sorties d’école ni aux sorties de café. Malgré cette lumière étrange, les rues étaient vides.&lt;br /&gt;Que s’est-il passé ? Il était là. Il se tenait là, bien droit. Et j’ai alors su qu’il s’y tiendrait toujours, là, devant le banc, près de l’arbre. Il aurait toujours ce sourire délicat, ces yeux perçants et cette mèche folle, titillée par le vent. Mon souvenir l’a figé. L’arbre et le banc disparaîtront, le vent se dissipera, ses contours s’atténueront, se feront fuyants, mais lui restera là, bien droit. Je le regardais pour la première fois. Je ne l’avais jamais vu. Je ne l’avais jamais vu tel que je le vis ce jour-là. Pourquoi m’avait-il fallu tant de temps pour être à même de le voir ? En tout cas, je sus qu’il resterait là.&lt;br /&gt;Le téléphone ne sonne pas parce qu’il est débranché. Et je pense à toi. J’ai encore espéré que mes rêves m’épargneraient ton souvenir... Mais à quoi bon ? quelle importance ? Mon état d’éveil n’est effectif que lorsque ton visage a traversé la pièce. Fugitivement, une première fois. Puis, massivement, présence oppressante de son absence. Il m’arrive de m’éveiller à tes côtés, bien sagement, et d’y croire, parce que c’est tout naturel. Où est ta place, sinon à mes côtés ?&lt;br /&gt;Le reste du temps, tu n’es pas là, tu pars, vaques à tes occupations, à ta vie. Et moi, je reste, et je me dois de le faire, d’y arriver, de poursuivre, funestement, parce que je ne veux pas y croire. Je ne veux pas croire que ton absence est naturelle, que ta présence est un don, et que je reste...&lt;br /&gt;Je reste simplement parce que je ne fuis pas, ne peux le faire pour l’instant, ai encore trop d’espoirs. Je reste simplement parce que je ne pleure pas et n’y crois pas. Le reste... c’est le fait que je suis là, dans la pièce, sans attendre mais sans rien comprendre à ce temps qui s’étire, mais ne passe pas.&lt;br /&gt;Il était délicat de le dire et de faire un choix. La décision était incertaine et pour trop vaine. Je ne pouvais rien y faire et tu n’étais pas là. Je ne pouvais même pas te le dire. Je me contentais de sourire et de ne pas pouvoir y croire. De finir, de partir et d’emporter avec moi mon bon sens et ma raison. Les deux seuls qui gagnent toujours. J’ai cru pouvoir le faire, le clamer, satisfaite : “Je me suis contentée d’une esquisse, de la vision rêvée d’une vie jamais vécue. Encore une fois, j’ai emporté mon bon sens et ma raison”. Ma raison m’épuise et mon bon sens m’écoeure. Comme si l’expérience avait déjà été utile, enfin aux névrosés.&lt;br /&gt;Je ne veux rien dire de plus. Il ne me semble pas qu’il reste quelque chose à en dire. Pourtant... L’envie m’a quittée en même temps que la peur. Seuls restent l’indifférence et le dégoût. Le rejet de cette chose jamais tentée mais pourtant regrettée, et qui forcément sera la plus douloureuse. La haine et le mépris. La douleur de savoir que ce jour conduirait forcément à la nuit.&lt;br /&gt;Que dire ? Que taire ? Cette inconsistance m’épuise. Ces mots sont toujours les mêmes et les phrases n’abandonnent rien. Ni la perte ni le sens. Je voulais me saisir, encore une fois, une dernière fois, avant de m’arracher toute entière à ce monde sans trêve. Et la force ne l’emporte pas... C’était pourtant la seule leçon que j’avais su apprendre à l’école. Savoir que les choses se terminaient mal et étaient injustes.&lt;br /&gt;Mais jamais rien... chaque chose tentée a été massacrée. Pourquoi aurais-je voulu le faire ? Aurais-je dû le faire ? Renoncer à toute une vie de résignation pour un maigre instant. La décision fut prise il y a déjà bien longtemps, à l’heure où les questions se posaient encore, où les choix étaient en droit d’exister, n’étaient pas ce vain gâchis, ne revêtaient pas encore l’allure de cette fin poisseuse, spectre d’une vie qui n’a été que d’antan.&lt;br /&gt;Mais je ne peux plus y croire. Je ne peux pas tout nier, impunément, et écorcher mon passé, l’amputer de sa douleur, me taxer d’innocence - tu en payeras le prix. Je ne suis plus en mesure de feindre et d’espérer même lorsque les choses se font d’elle-même et n’attendent pas mon approbation. Je gâcherai tout cela, défoncerai à coups de sabre ces murs qui ne me résistent pas. J’irai par-delà les cieux, à corps perdu, les yeux ouverts sur le vide et les bras en croix. La chute sera alors longue et douce, me laissera le temps d’envisager ce qui aurait pu être et n’a pas été.&lt;br /&gt;La lassitude... Me condamner ne suffit plus. Le rire sardonique, le rire du grand blessé. Tu continues de frapper alors que tu sais que je ne connais plus la douleur. Tu continues de m’accuser alors que tu sais que je n’ai plus peur. Et moi je te regarde, j’assiste à ta perte et à la façon dont tu te raccroches comme une désespérée à cette illusion massive, à l’image de celle que tu crois être sans vouloir t’y résoudre. Je te vois lutter contre ces démons depuis longtemps à terre. Ceux-là, meurtris, que tu montres du doigt et reblesses lorsqu’il te faut un coupable, lorsqu’il te faut agir, ou espérer.&lt;br /&gt;[17/09/04]&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36628379-116205427146855757?l=antemarion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antemarion.blogspot.com/feeds/116205427146855757/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36628379&amp;postID=116205427146855757' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36628379/posts/default/116205427146855757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36628379/posts/default/116205427146855757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antemarion.blogspot.com/2006/10/ce-jour-l.html' title='Ce jour-là'/><author><name>marion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07895493988102845376</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://arbrepenche.free.fr/few/image/south3.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36628379.post-116205391503276096</id><published>2006-10-28T18:43:00.000+02:00</published><updated>2006-10-28T18:45:15.036+02:00</updated><title type='text'>Dans la pièce, à attendre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis là, dans la pièce, à attendre. Mais rien ne vient. Je suis là sans jamais personne qui arrive à dessein, à point nommé. Je suis là parce qu’il fallait une présence, quelque chose à en dire. Il est 4h30, l’heure du café, sans doute. Il coule en ce moment et constitue un surplus. Le bruit du café en cette heure devient pire qu’une tempête, qu’une rage, qu’un cri. Qu’en dira le voisin ? Hier, je l’entendais pleurer, cet homme de soixante ans et quelques qui n’en a rien retenu, que du malheur, et le réconfort de la contemplation. Je regarde mes oiseaux et souris. Eux vivent et alors peu importe le fait que je ne sois rien, que je ne sois plus, si ces choses, là, vivent. La solitude future, voilà ce que me laisse entrevoir ce voisin, et la même lassitude et la même douleur, presque la même insomnie. Mais pourtant, il est doux, aimant, gentil, bien disposé à accomplir, même si on ne lui en laisse pas l’occasion. Besoin d’un trou dans le mur, d’un marteau, d’un tournevis, d’un couteau, d’un plat, d’une cafetière, d’un réveil, d’une télé ? Non merci, bien gentil, tout ce qu’il me faut. Déjà une vie, déjà trop de surplus, de poids, je ne passerais pas la frontière. Pas d’enfants, pas d’héritage. Je t’abandonne ma maigre dote. Une sordide mais solide impression d’un entassement de cages à lapins, sans roues. Tous, murs découpés, pans ouverts, laissant entrevoir nos multitudes d’inactivités, de tergiversations. Celui-là a choisi l’amour de son chien, celle-là le ménage, cet autre ne quitte pas son lit et ne fait rien, contemple le vague mur et l’absence de rideaux, celle-là pleure, lui rit, eux jouent, eux s’aiment, eux se battent, se violent, lui s’offre, l’autre le prend. Mais tous seuls, perpétuellement, inlassablement, comme s’il n’y avait pas d’autre choix que celui-là, le seul qui soit aussi impossible qu’il est effectif. Le résultat, une constante, seul. La solitude semble pire à l’heure où l’on entrevoit un remède, une issue, autrement dit quelqu’un, qui existe, à même de comprendre, mais qui n’est pas là. Sans ça, elle est supportable, habituelle, normale, voie logique. Mais là, elle devient intolérable, ce n’est plus un choix, il n’en est pas question. Choisit-on réellement la solitude ou est-ce une sorte de réconfort, dire que de toute façon, les autres indiffèrent, je me suffis, tout va bien... Un reste d’orgueil ? Ne pas vouloir avouer, le dire, je suis seul et ce non par choix mais par une résolution de la vie toute entière qui m’a conduit patiemment à cet état. Et il ne faisait qu’empirer...&lt;br /&gt;L’écriture est étrange. Peut-on communiquer avec des mots quand il n’y a personne ? Et attend-t-on quelqu’un, au juste. Oui, pour être juste et pour le dire, parlons franchement, cela m’indiffère. Cela est certes facile mais nécessaire. Et d’ailleurs depuis quand l’indifférence est-elle un état, un choix facile ? Depuis quand s’enfermer dans l’absence de sens, d’émotion, est-il facile ? Depuis quand cela se fait-il autrement que par imposition, obligation ? L’indifférence est le joli mot qui feint, je ne souffre pas parce que je n’éprouve pas, tout du moins je n’éprouve rien sauf la souffrance qui n’est dès lors plus justifiée et ne fait donc pas souffrir. C’est très simple, il suffisait d’y penser. Rire de tout cela, du rire sardonique, bien moqueur, celui qui annihile, découvre et blesse. Que tu es ridicule ! As-tu vu ces petites choses auxquelles tu te raccroches, petite chose toi-même ? Mais si le choix ne pouvait être fait, il fallait bien une direction, accepter quelque chose qui ne demande aucune acceptation était plus aisé, traître soit, futile, bien inutile, mais rassurant, réconfortant. Ce choix-là, je ne le fis pas, mais j’en suis pleinement consciente et désolée...&lt;br /&gt;Finir sur des points de suspension, dire qu’il existe quelque chose, qui n’est tout simplement pas dit, par choix encore une fois. Qui a parlé d’aboulie ? Bien-sûr que non, je décide, je suis moi-même mon propre ancrage. Les autres ne sont rien, ne sont pas moi, pas cette chose que je veux être et ne suis pas. Étrange, dire ces choses inutiles et vaines, pour trop peu pensées, voire même ressenties, mais les souffrir sur l’heure parce qu’elles sont les seules qui s’expriment. Il suffit d’un autre texte. Si on changeait mon rôle, je pourrais m’adapter, devenir cet autre qui rit, vit, court, vole et ne se perd pas. Mais la citation est toujours la plus morne. Quelles sont mes phrases préférées si ce ne sont celles qui parlent de chute et de mort ? Pourtant, ces histoires gaies me fascinent, mais ne me touchent pas. Je ne les ressens pas comme miennes, elles me sont étrangères. Oh cette femme là-bas, qui était si heureuse, qui a vécu pleinement jusqu’à la fin, n’en est d’ailleurs pas morte, même pas. Oh cet homme qui est allé au bout de ses rêves, en est revenu grandi, s’étant accompli. Cela serait si simple si j’avais des rêves, des vrais, pas de faux raccrocs, des trucs qu’on s’invente pour avancer, ou simplement ne pas reculer, revenir en cet autre point où il ne s’est rien passé et se dire que quelque chose a dû merder parce qu’il me semblait bien avoir vécu ce jour-là, en cet endroit-là, et pourtant la trace s’est effacée. Mais qu’est-ce que vivre pleinement, qu’une activité pleine, sereine ? Qu’est-ce qui permet le sourire, la joie, la complaisance réelle et non pas sinistre ? Que reste-t-il ? Qu’est-ce qui peut s’offrir ? Je ne sais plus trop ce qui existe réellement en dehors de ça, de ces ressentiments perpétuels, et de cette crainte. Ne rien dépasser et admettre son passé. Toujours dire ces choses que l’on veut taire, qui font souffrir, mais les dire pourtant, bien gentiment, en fin de compte, histoire de ne pas se fausser. Tu as choisi la vérité, et tu vas l’assumer. Il n’est plus question de choix, ni même de regrets. Seule une direction, malgré tout, malgré la lassitude et la pesanteur, je poursuivrai cette route, ne m’arracherai pas à ce monde, tant pis. J’ai préféré un jour ce chemin et dois le poursuivre. Même écrire dans le noir et attendre, toujours bien sagement, que le jour se lève.&lt;br /&gt;[23/06/04]&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36628379-116205391503276096?l=antemarion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antemarion.blogspot.com/feeds/116205391503276096/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36628379&amp;postID=116205391503276096' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36628379/posts/default/116205391503276096'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36628379/posts/default/116205391503276096'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antemarion.blogspot.com/2006/10/dans-la-pice-attendre.html' title='Dans la pièce, à attendre'/><author><name>marion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07895493988102845376</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://arbrepenche.free.fr/few/image/south3.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36628379.post-116205350993680726</id><published>2006-10-28T18:37:00.000+02:00</published><updated>2006-10-28T18:38:29.940+02:00</updated><title type='text'>C’est tout ce j’ai pu faire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est tout ce j’ai pu faire, c’est tout ce que je pouvais faire en y réfléchissant. prendre ce petit couteau, là, sur la table, bien sagement, le regarder un peu, faire semblant d’en admirer le mécanisme, cran d’arrêt, les motifs, voir s’il dépassait de ma paume, que ça apparaisse naturel, prendre le couteau et simplement voir si ça allait marcher, s’il voulait bien un peu être là pour moi, à ce moment-là, ce petit couteau, parce que j’en avais un peu besoin en fin de compte, à ce moment-là, et c’est tout ce que j’ai pu faire, et je ne vois vraiment pas ce que j’aurais pu faire d’autre que d’essayer, voir si ça marchait vraiment, si c’était vraiment bien plus simple. ça semblait l’être ce soir-là, ce couteau qui s’offrait à moi, le froid de la lame sur la main, laisser une trace au début, appuyer un peu, trouver une position pour que cela tranche propre et sec, pas d’effluves, juste un peu de sang, discrètement, pour déranger personne... mais je n’ai pas pu, je voyais déjà la réaction et les reproches, pourquoi es-tu si injuste, si égocentrique, ce sont des choses qu’on fait seul, pourquoi toujours vouloir ramener ton malheur à table, on ne joue pas avec les aliments, mange ça va refroidir, pourquoi encore vouloir le dire, faire passer un message ? qu’est-ce que tu crois ? et le premier coup et le réconfort de se retrouver à terre, le contact un peu dur au début puis réconfortant, je suis à terre, enfin, encore, les coups peuvent tomber, je peux me recroqueviller, cacher les parties fragiles, le ventre, avant que le pied ne s’engouffre, trop tard, la faille était là, et la tête, comment protéger et la tête et le ventre, les jambes sont moins fragiles mais heurtent tout de même, et ne pas se relever parce que ça voudrait dire que je peux encore marcher et que tout est à recommencer, j’y plonge maintenant à terre, dès le premier impact, je n’attends pas vraiment de tomber, je m’y jette, je ne demande même plus de trêve, je ne dis plus rien, j’attends que ça s’épuise, vient un moment où ça s’épuise, il suffit d’attendre.&lt;br /&gt;j’aimerais tant pouvoir le dire que je ne suis plus là et ne peux plus l’être, je ne suis plus là, dans le sordide et le grave, je ne le peux plus. un jour, je ne suis pas revenue, comme ça, parce que c’était devenu impossible, trop dur d’être là, il fallait assurer derrière, pouvoir montrer quelque chose, j’avais épuisé mon répertoire, il était bien maigre, mais là vraiment, je ne pouvais plus être là. il le fallait pourtant, il le fallait toujours, quoi qu’il arrive, en dehors de tout ce que je pouvais faire et ne pouvais pas. je ne pouvais pas tant de choses, mais pourtant il le fallait, être là, tout le temps, revenir, alors que la seule vraie envie depuis longtemps, qui retenait le reste et évitait le pire était cette foutue envie de partir. la rage de savoir qu’une possibilité pouvait encore se présenter, partir, oui, partir, oh comme je le voulais. mais je suis restée parce qu’il fallait justifier le reste, et se laisser porter par cette image de la faute initiale.&lt;br /&gt;c’est une histoire à la con. un jour, je n’ai pas pleuré, tout simplement, je ne sais pas trop où j’étais, ni pourquoi ni comment, mais je ne l’ai pas fait, je n’ai pas pleuré. un truc stupide si on y pense, mieux vaut ne pas y penser, mais là, juste un instant, j’avais pas pu être là et je n’ai pas pleuré, et depuis j’y repense et je ne comprends pas, pourquoi ne l’ai-je pas fait, tout aurait été si simple, pour un truc si con, tout s’est enrayé, la machine a dévié, je n’ai pas pleuré. et pourtant, c’est trop gros, est-ce que ça a vraiment justifié le reste. un instant, un oubli, et la suite si grosse, nan, c’est trop gros, il ne peut pas suffire que de ça pour que le reste soit gâché.&lt;br /&gt;le reste est pourtant là, je le contemple tous les matins à la lumière de mes nuits vides, je l’observais au début, intriguée, presque amusée, comme c’est étrange, c’était rassurant de pouvoir se poser des questions sur quelque chose qu’enfin on ne pouvait pas contrôler, vraiment dire c’est pas moi et se croire pour le coup, se faire confiance, se fier à cette autre chose incompréhensible qui ne me concernait pas directement. au début, c’était presque drôle, un petit truc en plus qui fait que les jours rallongent et avoir des trucs à raconter, le dire. au début, oui, après le dire, ça n’a plus été possible parce qu’il y avait toujours cette histoire que je n’avais pas pleuré, un truc à devenir fou, si j’avais su que ça allait prendre une telle ampleur. mais j’y pouvais rien, moi, j’étais pas là, je pouvais pas savoir que c’est à ce moment précis que tout allait déraper, je pouvais pas prévoir, j’avais déjà tellement l’habitude d’être au sol, je regardais déjà plus au ciel, j’avais plus rien à espérer. et pourtant, là, c’est devenu trop gros, une parade trop bien montée pour que je sois à même de comprendre la suite, les conséquences de l’acte jamais fait finalement, la faute de n’avoir pas été là, au moment de l’appel, l’instant, le seul où finalement une présence était demandée, pas comme les autres fois, où c’est juste pour le dire, pour la norme, pour qu’il n’y ait justement pas à se poser de questions sur la suite, le déroulement logique, imposer un ordre strict. mais il ne fallait pas sortir du rang, impunément, il ne fallait pas être innocent un seul instant, maigre instant mais bien compté, bien inscrit sur le registre des fautes, à jamais.&lt;br /&gt;[5/01/05]&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36628379-116205350993680726?l=antemarion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antemarion.blogspot.com/feeds/116205350993680726/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36628379&amp;postID=116205350993680726' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36628379/posts/default/116205350993680726'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36628379/posts/default/116205350993680726'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antemarion.blogspot.com/2006/10/cest-tout-ce-jai-pu-faire.html' title='C’est tout ce j’ai pu faire'/><author><name>marion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07895493988102845376</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://arbrepenche.free.fr/few/image/south3.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36628379.post-116205307110442399</id><published>2006-10-28T18:30:00.000+02:00</published><updated>2006-10-28T18:31:11.116+02:00</updated><title type='text'>Pierre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il marchait sur la jetée. Il y était enfin parvenu, en cet endroit du choix. Il marchait hagard, presque pantelant, s’adaptait à la vacillation des eaux. Troubles, elles le fixaient, tentaient de l’attirer à elles, qu’on en finisse. Mais il ne les voyait plus, ne pouvait même plus les entendre crier son nom. Trop tard, encore une fois, les yeux révulsés, tournés vers cette mémoire sans faille, elle. Que disait le poème ? La chute du pêcheur dans le torrent, l’extinction du chant. Encore une fois, lui là, lui ailleurs, tentant de se saisir, de se rattraper avant la fuite. Cet acharnement le faisait parfois sourire. Allez, on recommence, tente de te concentrer cette fois-ci. Où étais-tu ? Pourquoi l’as-tu laissée partir ?&lt;br /&gt;Il s’était arrêté. Il ne s’en était même pas rendu compte. Comment l’aurait-il pu ? À nouveau, lui, là, bien droit. Les yeux au ciel, cette fois-ci. C’est fini pour aujourd’hui, merci, tu peux rentrer. De quoi ça parlait ? Comment ça ? Je veux dire, qu’as-tu vu aujourd’hui, tu sais, quand tu es parti, là-bas ? Des rochers, je crois. Un mur, oui, un mur qui s’approchait. Ah ! Et qu’as-tu fait ? Rien. Comment ça, rien ? Rien.&lt;br /&gt;Cette fille devait être jolie. Joues roses, cheveux noirs, fins et bouclés. Bien sûr qu’elle était jolie. Un sourire et une fraîcheur enfantine. Aussi. Sûrement. Mais il ne s’en souvenait plus. Comment peux-tu ? Silence. Comment peux-tu avoir oublié l’amour de ta vie ? Es-tu vraiment si monstrueux ? À nouveau debout, un court instant. À nouveau dans la rue, seul.&lt;br /&gt;Il se réveille. Il a encore fait ce rêve, son rêve. Il a encore vu sa vie défiler et s’arrêter à chaque étape, en montrant d’un doigt rageur tous ces instants qu’il est parvenu à gâcher, si simplement. Tout était allé très vite. Tout s’était passé sans lui. Le premier pas, puis l’autre. Celui qui rétablit l’équilibre. Un autre. Le suspens. Le doute. Il était tombé. Seul, cette fois, tout seul, je me relèverai tout seul. Pourtant, il le savait que, cette fois, non, il ne se relèverait pas.&lt;br /&gt;Tu vas toujours la voir ? Silence. Tu… Pourquoi trembles-tu ? Tu as recommencé ?&lt;br /&gt;Que fais-tu ? Je cherche. Tu sais, l’instant dont je t’ai parlé. Tu sais, ce jour où je suis tombé. Je sais qu’il est par là, je le retrouverai. Il le faut. Je sais qu’il est par là. Pourquoi jettes-tu tous tes papiers par la fenêtre ? Tu es devenu fou, Pierre.&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36628379-116205307110442399?l=antemarion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antemarion.blogspot.com/feeds/116205307110442399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36628379&amp;postID=116205307110442399' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36628379/posts/default/116205307110442399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36628379/posts/default/116205307110442399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antemarion.blogspot.com/2006/10/pierre.html' title='Pierre'/><author><name>marion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07895493988102845376</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://arbrepenche.free.fr/few/image/south3.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36628379.post-116185274625536497</id><published>2006-10-26T10:47:00.000+02:00</published><updated>2006-10-26T10:56:47.040+02:00</updated><title type='text'>Quand le bruit revenait</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand le bruit revenait dans la salle, ils se remettaient à penser. Lui, perdu dans son silence, ne faisait que contempler. Mourir avant d’agir. Toujours cette phrase inversée et l’interrogation : pourquoi est-ce que je n’arrive pas à la remettre dans son bon sens ? le sens positif, normal, lui enviait l’ironie de son sort. Tout ce qu’il y voyait à cela, c’était un bon cas d’étude. Restez là, Monsieur, votre histoire nous intéresse. Et la camisole, et les calmants, et les cris... Peut-être que c’était ça la solution. Se rendre, après une longue poursuite sans intérêt, une liberté trop longue et pour trop peu utile. C’est l’heure ! rejoins ta chambre, camarade atteint ! Non, il n’en voulait pas non plus. Vivre un nouvel enfermement le terrifiait, revivre son silence intérieur ou son TOC. Que lui importait, finalement ? il ne le savait pas. Aller se balader ou rester assis ? Il quittait la salle.&lt;br /&gt;Le lendemain recommençait comme la veille. La même douleur au dos, satané de matelas, le ventre tendu et le visage déconfit. La même absence de chaleur, de soleil, d’occupations. Le café, la certitude de l’activité matinale. Et les cigarettes qui s’enchaînent. La faim qui revient assaillir le corps telle une conscience douloureuse : ta fin est proche. Les soupçons, les doutes, les incertitudes qui s’entassent et se faufilent dans l’ambiance matinale, riche en rétrogradations, je veux y retourner.&lt;br /&gt;La peur le surprenait. Elle lui montrait ses vilaines dents acérées, prêtes à lui sauter au cou, l’égorgeant encore une fois. Et ce mal lui revenait, empruntant sa taille entière, ombre gigantesque, ruisselante et fratricide. Il se relevait,  s’apprêtant à livrer un nouveau combat, et il partait, repu, étalé au sol avant même d’avoir pu frapper. Les cris le réveillaient. Ils avaient découvert le corps, la femme hurlait, les enfants riaient. La télévision, miroir de ses envies. Quelle réaction pourraient-ils avoir ? Ils les voyait tous, là, réunis en son dernier honneur, les parents revenus de leurs longs voyages, des amis soudainement apparus, voisins du quartier, et les pleurs qui se gondolent et se perdent dans la rumeur finissante. Le rideau tombe, le fantasme prend fin. Dommage que ce ne soit pas encore pour aujourd’hui, le frigo était pourtant vide et les cartons bien fermés. Le calme, la peur, les cris. L’exaspération reprend sa prise, mord une nouvelle fois, remet tranquillement en tête toutes les petites incartades si vite enfouies dans la noire mémoire. Tu ne vas pas t’en tirer comme ça.&lt;br /&gt;Sa conscience ironique parvenait parfois à le remuer, à lui redonner l’envie, le mouvement, mais c’était plus lassitude que réelle motivation, faire taire les voix et se recoucher, se remettre à son inactivité.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;[4/2/2]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36628379-116185274625536497?l=antemarion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antemarion.blogspot.com/feeds/116185274625536497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36628379&amp;postID=116185274625536497' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36628379/posts/default/116185274625536497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36628379/posts/default/116185274625536497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antemarion.blogspot.com/2006/10/quand-le-bruit-revenait.html' title='Quand le bruit revenait'/><author><name>marion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07895493988102845376</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://arbrepenche.free.fr/few/image/south3.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
